Les maisons du handicap ouvrent leur porte progressivement
21/10/2005
Le Val d'Oise inaugure jeudi une Maison du handicap (MDH) dans les
locaux du Conseil général à Cergy-Pontoise. Le Morbihan et plusieurs
autres départements disposent déjà d'une MDH, regroupant toutes les
informations et aides pour l'aménagement d'un domicile, la recherche
d'un emploi, les formations professionnelles, les déplacements...
Les MDH doivent notamment abriter à terme la Commission technique
d'orientation et de reclassement professionnel (Cotorep, qui évalue le
degré de handicap d'une personne) et la Commission départementale
d'éducation spéciale (CDES, orientation des élèves avec un handicap).
Prévues par la loi du 11 février 2005, les MDH doivent ouvrir partout
début 2006 et "une enveloppe de 50 millions d'euros a été consacrée" à
leur installation, précise le ministère. Ces fonds proviennent de la
Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), et sont
alimentés par le produit de la "journée de solidarité", les syndicats
dénonçant un jour de travail supplémentaire non rémunéré.
L'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) s'est déjà
inquiétée d'un projet de décret, qui réduirait leur rôle "à encadrer
l'instruction des dossiers dans un formalisme impersonnel".
"Quid des missions d'accueil, d'information, d'accompagnement et de
conseil de la personne handicapée?", demande-t-elle.
Par ailleurs, les associations s'inquiètent du montant et du calcul de
la nouvelle aide prévue par la loi, la prestation de compensation du
handicap. Le ministre délégué aux personnes handicapées Philippe Bas a
indiqué que 1,2 milliard d'euros en 2006 y seraient consacrés. Elle
devrait concerner au moins les 100.000 bénéficiaires de l'actuelle
allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP, qui représente
selon le
ministre une dépense de 580 millions par an).
La prestation sera "beaucoup plus ambitieuse" que l'ACTP, selon M. Bas,
notamment parce qu'elle répondra à des besoins individuels.
L'Association des paralysés de France (APF) et l'Association française
contre les myopathies (AFM) se sont inquiétées quant à elles, dès jeudi
dernier, "des montants scandaleusement bas et insuffisants" de cette nouvelle
aide, après avoir pris connaissance d'un projet de décret.
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